Mal de dos au bowling

Traduction d’un article de Erikas Jansonas du 16 novembre 2025.

Le mal de dos (lombalgie, zone des lombaires) est devenu l’un des problèmes physiques les plus communs au 21ème siècle et le bowling n’y échappe pas.

Le mal de dos au bowling est plus fréquent qu’on ne le pense. Beaucoup de joueurs souffrent de douleurs, raideurs ou blessures sérieuses. Si ce n’est pas traité, ça peut nuire à votre jeu, faire manquer des compétitions ou provoquer de longs arrêts.

Dans cet article, nous allons voir ce qui génère des problèmes de dos et comment les prévenir. Nous allons voir aussi des trucs pour gérer vos douleurs et rester solide sur les pistes.

Les causes du mal de dos.

Le bowling vous oblige à bouger votre corps de façon inégale. La plus grosse partie de la tension s’applique sur le côté dominant. Ce qui entraîne des déséquilibres musculaires, avec un côté plus utilisé que l’autre.

Au bout d’un moment, ce déséquilibre crée de la pression sur votre colonne vertébrale et sur le bas du dos. C’est l’une des causes communes du mal de dos.

Une autre cause majeure est la tension musculaire.

Un mouvement brusque ou forcé peut provoquer une tension douloureuse, comme une extension rapide pendant le lâcher. Il peut aussi créer une contracture musculaire, un problème de ligament ou de tendon dans le bas du dos.

Les joueurs de bowling ne sont pas tous des athlètes, aussi les blessures sont-elles inévitables. Les joueurs reviennent souvent trop tôt sur les pistes et les blessures anciennes pas encore guéries peuvent entraîner des douleurs de dos.

Amélioration de la position du corps au lâcher.

Depuis une position au début où l’épaule côté boule est en sur-rotation, avec la tête qui tire l’épaule droite vers le haut, causant une déviation au niveau des lombaires et une position faible de la main.

Vers une position où la colonne vertébrale est en ligne avec la jambe, la tête est restée au-dessus du bras et de la boule, améliorant la position de la main au lâcher ce qui va permettre un meilleur mouvement de boule et éviter des douleurs lombaires au bout d’un moment.

La position de la boule n’a pas changé par rapport à la jambe d’appui.

C’est la position du haut du corps qui a changé.

Répartition de l’huile sur la piste

La piste proprement-dite peut être divisée en 3 parties de 20 pieds chacune (6,1 m) : la tête, le milieu et la fin. Ce découpage, vous aidera à mieux observer les réactions de vos boules.

La tête de piste : le 1er tiers de la piste est la partie la plus huilée (surtout sur les 20 lattes du milieu) car il faut protéger la surface de la piste de la friction générée par le choc des boules. C’est la partie où il y a le moins de friction entre la boule et la piste. C’est donc là que la boule a le plus de vitesse. Au fil du jeu, la tête de piste s’assèche, l’huile étant absorbée par les boules réactives, la friction augmente et les boules commencent à perdre de la vitesse et à réagir plus tôt, les joueurs doivent trouver des solutions pour s’adapter (voir chapitre 3-7).

En ce qui concerne les pistes en bois, cette partie est en érable. Cette zone est très glissante et potentiellement dangereuse si vous dépassez la ligne de faute.

Le milieu de la piste (mi-piste) : le deuxième tiers de la piste est moins huilé que le premier. Il n’y a pas de choc dans cette zone et les boules sont encore en train de glisser. Le huilage s’arrête en général à la fin de cette 2ème partie de la piste, souvent entre 39 et 41 pieds de la ligne de faute.

Pour les pistes en bois, cette partie est en pin. L’épaisseur de la fin du huilage est dégressive.

Shéma de représentation du huilage

La fin de piste : Le dernier tiers de la piste n’est pas huilé. Cette partie est sèche au début du jeu. Par la suite, au fur et à mesure des parties jouées, des traces d’huile, appelées transferts, sont déposées par les boules et peuvent intervenir sur leur réaction.

Pour les pistes en bois, cette partie est en pin.

Réactions de la boule

Une étude scientifique réalisée par la fédération américaine (l’USBC) a montré que la boule passait par 3 phases à partir du lâcher jusqu’à l’impact dans les quilles.

  1. Phase 1 : La boule glisse sur la partie huilée. Elle évolue autour de l’axe de rotation généré par le lâcher. Cette phase est appelée PHASE DE GLISSE
  2. Phase 2 : Au fur et à mesure que la boule avance sur la piste, elle commence à rencontrer de la friction, elle perd de la vitesse et l’orientation de son axe se modifie. Cette phase est appelée PHASE DE CROCHET
  3. Phase 3 : L’axe atteint 0°, la boule finit avec une trajectoire rectiligne. Cette phase est appelée PHASE DE ROULE

Range Finder Brunswick

Les repères « Range Finder » n’existent que sur les pistes synthétiques Brunswick Pro Lane.

Ils sont une aide indéniable pour les systèmes de visée et pour l’adaptation aux conditions de jeu, en définissant avec précision la position du Breakpoint et la position de la latte de sortie du huilage (système longueur du huilage – 31).

Chacun de ces repères fait 3 pieds de long ((91,44 cm).

Les 2 premiers sont situés sur la 15ème et la 25ème latte de 34 à 37 pieds de la ligne de faute.

Les 2 autres sont situés sur la 10ème et la 30ème latte de 40 à 43 pieds de la ligne de faute.

Ils peuvent aussi être utilisés pour jouer les quilles 7 et 10.

Usure boule de spare

L’usure de la bande de roulement de votre boule de spare lui permet de rentrer et peut vous faire manquer vos spares. Ce qui peut vous coûter 50 quilles ou plus par série de 3 parties. Votre boule de spare est supposée glisser et aller droit pour ne pas tenir compte des conditions de jeu et de leurs évolutions.

Faites repolir votre boule de spare ou changez-la.

Le Timing Spot

Comment améliorer le Timing par rapport au Timing Spot, d’après Mark Baker.

Beaucoup de joueurs se plaignent surtout d’avoir perdu leur Timing. Pendant des années, le Timing a été évalué au moment où vous déplacez la boule par rapport aux pas.

Dans une ancienne discussion, je parlais d’une approche à 4 pas dans laquelle la boule devait avancer au-delà de la pointe du pied pendant le 1er pas. Bien que ce soit la façon décrite dans les livres de mettre la boule en mouvement, ce n’est pas la meilleure façon de mesurer le Timing.

Chris Barnes, Tommy Jones et Carolyn Dorin-Ballard ont gagné chacun de nombreux titres dans leur carrière bien qu’ils aient des façons différentes d’avancer la boule dans le balancier.

Si on mesure le Timing par rapport au moment où la boule est mise en mouvement dans le balancier en relation avec le mouvement des pas, Tommy serait en avance, Chris en retard et Carolyn synchro. Tommy fait 5 pas et avance la boule sur le 1er pas, ce qui le classe en avance. Chris fait 5 pas et n’avance pas la boule avant d’avoir terminé son 2ème pas, ce qui le classe en retard. Carolyn fait 5 pas et avance la boule sur son 2ème pas, ce qui la classe synchro.

Pourquoi ces 3 grands joueurs avec des styles de jeu et des Timing différents sont-ils efficaces ?

Il y a un autre endroit dans leur approche où ils sont semblables. C’est leur Timing Spot !

Qu’est-ce que le Timing Spot au bowling ?

Quand le pied de glisse est à plat sur l’approche en avant de la tête du joueur, le bras et la boule doivent être parallèle par rapport au sol. Quel que soit le style du joueur, son niveau de rotations, sa vitesse de boule et son angle de rotation latérale, le moment où la boule est mise en mouvement, si le Timing Spot est respecté on peut dire que le Timing est correct.

Dès que le Timing Spot est respecté, les améliorations sur la régularité, la puissance et l’efficacité sont immédiats.

Début de la glisse pied à plat sur l’approche = Timing Spot.